Salut Pilou,
Joli le contre exemple: tout foutu par terre mon beau raisonnement.
Effectivement, au ralenti, il y a le maximum d'air dans le moteur, et donc la combustion devrait être bien complète et ça ne devrait pas sentir la friture. Et pourtant!
Ceci étant dit, l'injecteur s'ouvre pour une pression donnée et pas en dessous, donc si on veut diminuer la dose de carburant, on ne peut que réduire le temps d'injection. Du coup, au début de l'injection, qu'on soit au ralenti ou plein pot, ça doit pas changer grand chose: il y a un jet identique de carburant.
Du coup, je peux reprendre mon beau raisonnement!
Si le cylindre est mal vidé du fait d'une soupape d'échappement mal réglée, on peut avoir des conditions temporaires de mélange trop riche et donc d'imbrûlés qui sentent la frite.
Le même raisonnement peut se tenir pour un moteur parfaitement réglé pour le GO, mais forcémment pas optimisé pour l'huile.
Ces conditions disparaissent si on injecte un mélange air-carburant (ta mousse). L'explication qui me vient est un peu complexe, mais je pense que l'air de la mousse étant beaucoup plus compressible que le carburant, le jet d'origine de l'injecteur doit ressembler à un brouillard bien plus clairsemé...
Pour les IDHP, je pense que la pression améliore la pulvérisation qui à son tour améliore les imbrûlés. Par contre, les capteurs de levée d'aiguilles, les sondes lambda et les FAP doivent aussi avoir leur part de responsabilité là-dedans. Il n'y a pas de capteur pour dire à l'automate qui gère le moteur qu'il cogne et qu'il faudrait diminuer l'avance, mais une sonde lambda doit voir passer des imbrûlés et doit pouvoir fournir la même info pour que l'avance soit modifiée sur la PI. L'actuateur existe sur la PI et est commandé par l'automate, il y a donc une logique de commande là-dessous.
@+
Joumpy