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Le groupe français Louis Dreyfus en justice au Brésil

Ecrit par: julien.j8s dans Juridique

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julien.j8s

ICRA News

Fin 2008, ICRA et d'autres associations avaient lancé une campagne de soutien aux indiens Guaranis de l'Etat du Mato Grosso do Sul (MS) au Brésil travaillant pour l’industrie agroalimentaire dans des conditions très dures, parfois même à l'état de semi-esclave, et dont les emplois sont désormais menacés par la mécanisation programmé du secteur sucre-éthanol dominé au MG par le groupe français Louis Dreyfus, par le biais de sa filiale LDC Bioenergia. Nous avons appris fin 2009 que la société Dreyfus venait d'être fiscalisé par les autorités brésiliennes sur les conditions sociales des coupeurs de cannes à sucre
Le groupe français Louis Dreyfus Commodities (LDC), propriétaire de nombreuses exploitations de canne à sucre et d’éthanol au Brésil, devra répondre des conditions de travail précaires de sa main-d’œuvre, a indiqué mercredi 25 novembre dernier la police brésilienne.
Une opération spéciale de la police fédérale de Belo Horizonte, la capitale de l’Etat du Minas Gerais (Sud-Est), menée du 9 au 23 novembre en collaboration avec l’inspection du travail pour lutter contre le travail forcé dans les plantations de canne à sucre, a révélé que 286 travailleurs de LCD vivaient dans des conditions proches de l’esclavage, a-t-on précisé de même source. Ils n’avaient ni eau potable, ni toilettes, ni lieux de restauration, ni équipements de protection adéquats, selon la police fédérale. Les ouvriers, qui travaillaient majoritairement dans la récolte, n’avaient pas droit non plus à des pauses et leurs heures supplémentaires n’étaient pas prises en compte.
La police fédérale a ordonné la fermeture de six des dix exploitations inspectées ainsi que d’une usine de sucre et d’éthanol que la multinationale possède à Lagoa de Prata (Minas Gerais), a rapporté le quotidien Folha de Sao Paulo. Louis Dreyfus Commodities, qui administre 340 000 hectares de terre et emploie près de 20 000 personnes dans tout le Brésil, sera poursuivie pour sous-traitance illégale de main-d’œuvre et non-respect du droit du travail, selon la police fédérale.
Le Monde

Pour plus d'informations

source:

http://www.icrainternational.org/actualites/715/


 

 


 

le 8 octobre 2009, l'ADEME avait enfin mise en ligne une première synthèse du très attendu rapport " Analyses de Cycle de Vie appliquées aux biocarburants de première génération consommés en France".

Depuis quelques jours, L'ADEME a finalement retiré cette note de son site web...

La polémique lancée par le Réseau Action Climat et France Environnement fait son chemin sur un rapport pro-agrocarburants à la solde des lobbys industriels !

à voir la discussion animée sur RUE 89

A suivre... en tout cas cette note je l'ai et je la laisse en ligne !! ainsi que quelques réflexions suite avec des échanges que j'ai eu avec Patrick Sadones de la confédération paysanne qui a suivi ce dossier.

 

   

Petit rappel historique

Cette étude est la 2ème du genre en France. La première datait de 2002 et s'appelait "Etude  ADEME-DIREM 2002". Grâce aux gains de CO2 alors annoncés, elle a servi d'alibi à la politique biocarburant française . Ce plan a été initié par Raffarin et favorise les solutions industrielles : Ethanol ( E10, E85 ) et Diester pour des proportions à atteindre de 10% en 2010. Seulement cette étude de 2002 semblait bien douteuse et plusieurs ONGs et écolos avaient dénoncé un rapport bidon.  Au Grenelle de l'environnement, il a donc été décidé de faire une 2ème étude, plus sérieuse celle-là. Et donc on l'attend toujours ! La première synthèse, publiée puis escamotée, donne quand même quelques indications.

Résultats de la synthèse ADEME 2009

Les gains de CO2 sont toujours là mais dans des proportions moindres. Le GROS hic c'est que cette synhtèse commence enfin à parler du changement d'affectation des sols ( p 8, 21 & 22 ) et évoque plusieurs scénarios. Ils restent très prudents sur le sujet et pour cause : dans les plus mauvaix scénarios, TOUS les biocarburants français ont des bilans CO2 moins bon que le pétrole !

Sur l'huile, l'étude relaierai les réserves des constructeurs automobiles français...qui sont décidément bien plus frileux ( ou de mauvaise foi ) que leurs homologues allemands. Pour rappel, chez nos voisins germaniques l'huile carburant est légale depuis 2000 et ils adaptent des moteurs HDI, DCI, TDI en respectant les normes antipollutions. La récupération des huiles usagées pour rouler sans transformations chimiques ( comme les roulemafrites ) ne sera à priori même pas évoquée dans ce nouveau rapport. Reste quand même que l'huile ( sous la dénomination HVP ) obtiendrai encore les meilleur bilans des biocarburants français...

Sinon cette étude à paraitre renoue de nouveau avec le controverse. Les gros producteurs de biocarburants auraient, comme en 2002, tout fait pour maximiser leurs bilans. Patrick Sadones, de la confédération paysanne, a participé à l'histoire et voici ce qu'il en pense .

 

DONC en résumé, on aura ( normalement ! ) bientôt une nouvelle étude quand l'ADEME ce sera enfin décidée...Le jeu de cache-cache sur la première synthèse n'augure en tout cas rien de bon. D'après les premiers éléments qui ont filtré, ça semblerait encore valable pour les biocarburants français. Mais un gros lièvre est levé : l'étude des CAS ( changements d'affectations des sols ) peut faire basculer tous ces beaux bilans dans le négatif total. Tout dépend du bilan carbone qu'on attribue à ces changements. Le débat "quel bilan pour les biocarburants" est encore loin d'être tranché...

Pendant ce temps les usines d'Ethanol et Diester tournent jours et nuits. Monsieur "toutlemonde" continue de rouler avec sans le savoir .... et l'argent coule à flot dans les poches des industriels de l'agro-énergie.

Roulez tranquilles citoyens !


Artcile dans Sud Ouest : Du biocarburant dans les bateaux

Ecrit par: mathurin dans Environnement

Taggé dans: Non taggé 

mathurin

Des bateaux à l'huile avec l'IFHVP


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Les pêcheurs veulent rompre avec l'image du vieux rafiot qui pollue les mers. Le port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure s'inscrit dans une démarche de développement durable en participant à l'axe 4 du Fonds européen pour la pêche (FEP). Le nouveau projet (1) signé cette semaine au Pays basque ne fait que renforcer cette logique. Deux bateaux de la flottille luzienne vont expérimenter l'utilisation de biocarburant à la place du gazole.

« Il s'agit de promouvoir les huiles végétales pures comme substituts au carburant classique », explique Frédéric Perrin, chargé de projet à l'Institut français des huiles végétales pures (IFHVP). Cette association, basée à Agen, travaille à la valorisation des oléagineux sur des filières courtes, et étend pour la première fois son champ d'intervention à la pêche.

Coopérative.

« Les agriculteurs récoltent la graine et fabriquent leur huile d'abord pour l'autoconsommation et la vente », poursuit Frédéric Perrin. Vingt agriculteurs du département, de Saint-Pée-sur-Nivelle, Léren et Gabat sont ainsi concernés par ce projet, et vont produire des oléagineux sur une soixantaine d'hectares. « On est en train de voir avec les agriculteurs la mise en place d'une structure fixe pour le stockage, qui fonctionnera en coopérative et sera installée au Pays basque », ajoute le chargé de projet.

À Ciboure, la coopérative La Basquaise sera l'opérateur chargé de la distribution de l'huile végétale auprès des marins pêcheurs. « C'est un projet très intéressant, reconnaît Serge Larzabal, président du Comité local des pêches. Il prend en compte la filière de production et de diversification par rapport aux aléas du prix du pétrole. Si l'on peut équiper un maximum de navires avec du biocarburant, cela n'en sera que plus valorisant dans notre souci de pêche durable et responsable. »

Le principe d'expérimentation est acquis. Les bateaux, le « Lapurdi », un bolincheur de 12 mètres, et le « Nahikari », un ligneur de 9,5 m, vont être équipés de nouveaux moteurs d'ici à la fin de l'année, et prendront la mer avec du biocarburant au cours du premier trimestre 2010. Le test va durer deux ans, pour apprécier à la fois son impact sur l'environnement et sa viabilité sur le plan économique.

(1) Itsasoa : itinéraire technique de substitution agricole pour la sauvegarde de l'océan par l'artisanat.

Auteur : pierre sabathié
p.sabathie@sudouest.com

Décidément, les résultats de l’étude " exhaustive et contradictoire " sur les bilans énergétiques et environnementaux des agrocarburants se font attendre.

Cette étude a été l’unique concession faite aux opposants de ces filières au Grenelle de l’Environnement. La phase méthodologique s’est déroulée de novembre 2007 à avril 2008. La phase de calcul des bilans n’a véritablement démarré qu’en janvier 2009.

Le bureau d’études Bio Intelligence Service a remis fin juin son rapport final à l’ADEME qui l’a fait parvenir à la société Ecointésys de Lausanne, laquelle avait jusqu’au 31 août pour effectuer la revue critique de l’étude.

La communication officielle des résultats était programmée pendant la " Semaine de la Mobilité " , du 14 au 20 septembre.

Selon les informations parcimonieusement reçues de l’ADEME, la publication des résultats de l’étude est repoussée à une date ultérieure. Suite à la revue critique, ordre a en effet été donné à Bio IS de revoir sa copie…

A l’issue de la dernière réunion du Comité Technique le 18 juin, les deux représentants des ONG qui y siégeaient avaient averti l’ADEME qu’ils ne cautionneraient pas le rapport de l’étude dans l’état où il leur avait été présenté, compte tenu des multiples anomalies qui s’y trouvaient. Les informations obtenues lors de l’étude permettent en effet d’établir des bilans ( voir pièce jointe) qui diffèrent radicalement de ceux auxquels parvient Bio IS.

Il est donc possible que la société chargée de la revue critique ait tenu compte des observations qui lui ont été transmises par les ONG, hors des canaux officiels.

En tout état de cause, le rapport qui sera publié fera l’objet d’un examen approfondi par les ONG impliquées dans l’étude, qui ne manqueront pas de faire connaître la lecture qu’elles en font.

Patrick Sadones EDEN

           Confédération paysanne.


CO²...........NF3! Qui dit mieux?

Ecrit par: KIA dans Environnement

Taggé dans: Non taggé 

KIA

Bonjour,

Je ne parlerai pas de la fameuse "Borloo Tax", d'autres en maitrisent, bien mieux que moi, les méandres, pour en faire un joli "Bandit Manchot", fort apprécié des consommateurs.

Mais restons dans le domaine de l'EcoEthicoDurable.

- Équipons nous de lampes à économie d'énergie........Générant des champs électromagnétiques intenses en permanence (Pas bon pour le sang et les os. Leucémie, on connait pas) et contenant du mercure et du fluor (Pas bon pour les dents, celui-là)

- Équipons-nous de voitures électriques............Dont l'énergie primaire est l'atome et dont les déchets sont enfouis le temps de connaitre le moyens de les éliminer, sans oublier leurs belles batteries dont la fabrication et l'élimination doit aussi être........plus que "verte", bien sur.

- Équipons-nous de panneaux solaires importés de l'autre bout du monde, dans une démarche citoyenne et "Ecolo"........afin de diminuer ce foutu CO²!

- Équipons-nous de télévisions à écran plats importés de l'autre bout du monde et jetons nos vieux tubes........afin de diminuer, toujours, ce foutu CO²!

Mea Culpa, Mea Culpa, Mea Maxima Culpa, Seigneur, délivre-nous du mal de la consommation!

Mais revenons, si vous le voulez bien, sur ces panneaux solaires et sur ces fameux écrans plats .

Là on a trouvé le summum  de la pollution, le "must du must" en matière d'écologie!

Sous couverts de développement durable .....et patati et patata,  je vous présente l'incomparable, l'inégalable, que dis-je, l'incontournable et fabuleux..............NF3!

Sponsorisé par "MarX HaveloR" (Tiens, ça me rappelle quelque chose) en terme de démarche Ethique, puisque fabriqué en Asie, afin de remplir les poches de ces pauvres petits producteurs nécessiteux du sud-est asiatique, travaillant sans relâche pour le compte de nos saines, belles et opulentes entreprises occidentales . (Heu....Là, c'était de l'Humour...Enfin , je pense.)

Mais le NF3, c'est autre chose que notre CO² chéri. C'est pas d'la gnognotte de Grenelle de l'environnement, d'la Borlootite à deux balles et d'la bonne conscience de Bobo Ecolo!

Voici donc, en quelques lignes, de quoi nous faire frissonner pour le futur:

Citation:

"Le NF3, un gaz à effet de serre produit par la fabrication d’écrans plats, de circuits intégrés, ou de panneaux solaires, charge dangereusement l’atmosphère. C’est le constat d’une équipe de recherche de l’Institut d’Océanographie de l’Université de Californie de San- Diego. Le tri-fluorure d'azote, son autre nom, serait 17 000 fois plus actif dans le processus de réchauffement que le CO², pourtant ennemi « numéro 1 ». Autre mauvaise surprise, il resterait dans l’atmosphère cinq fois plus longtemps que le CO², ce qui nous pousse à environ 550 ans. En 2006, la quantité de NF3 était estimée à 1200 tonnes. De nouvelles méthodes d’investigation, développées par l’équipe américaine, ont permis de réactualiser sa présence, 4200 tonnes métriques. En 2008, il grimperait à 5400 tonnes métriques. Un résultat qui annoncerait une augmentation annuelle de 11%.

Les émissions de NF3, supposées faibles jusqu’alors, n’ont pas été prises en compte par le Protocole de Kyoto, outil international destiné à contenir les émissions de gaz à effet de serre. Kyoto ne retient que les gaz avérés dangereux pour la qualité de l’atmosphère, dioxyde de carbone (CO²) , méthane (CH4), ou halo-carbures (HFC,PFC). Pour coller aux exigences de Kyoto, l’industrie électronique a délaissé les hydrocarbures perfluorés (PFC), pour utiliser du NF3, dont on supposait que 2%, seulement, s’échappait dans l’atmosphère.La découverte des scientifiques américains, publiée le 31 octobre 2008, dans la « Geographical Research Letters », avait déjà filtré en juin 2008. Le journal de l’Union Géophysique américaine (AGU) qualifiait le NF3 de "Gaz à effet de serre manquant". Pour l’instant, “l’oublié de Kyoto”  ne contribue qu’à 0,04% d’un réchauffement global, largement induit par les émissions de CO² d’origine anthropique.

M.J"

 

Article de référence : http://scrippsnews.ucsd.edu/Releases/?releaseID=933

Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me pique quelque part.............

Bon, j'vais ranger mon "Gazoil au tournesol" au garage et pédaler sur ma dynamo car il faut que le frigo soit frais pour l'apéro de ce soir!

 Mais, bien évidemment, vous n'êtes, toujours pas, obligés de me croire!

 

Cordialement,

Éric.


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