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Dans le magazine de l'ADEME "Ademe&vous", celle-ci publie le dossier n° 37 - juillet_août 2010 :

Biocarburants
De l’or noir à l’heure verte !

et le constat est sans appel:

"Premier de la classe : le biodiesel obtenu à partir d’huiles alimentaires usagées et de graisses animales.  

 Les résultats sont probants avec une réduction de 90 % des émissions de GES, et une diminution de 80 % de la consommation d’énergie non renouvelable. "

 enjoy

 http://www.ademe.fr/htdocs/publications/dossier/av37/p1.htm


Bolivie : Sur les traces de Cochabamba

Ecrit par: julien.j8s dans Environnement

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julien.j8s
Fin avril, des représentants de communautés paysannes et indigènes, des groupes urbains, des écologistes, des fonctionnaires gouvernementaux, des intellectuels, des militants se sont réunis à Cochabamba – qui fut il y a 10 ans le théâtre principal de la guerre pour l’eau – et ont élaboré une plate-forme commune d’analyse du changement climatique.
[02 Juin 2010]

Le changement climatique, cette menace qui plane sur toute l’humanité et qui, en général, se développe alors que nous sommes distraits. Le changement climatique, sur lequel pendant près de 20 ans les gouvernements – à travers une instance des Nations Unies, la Convention sur les changements climatiques – ont abondamment discuté, en s’éloignant chaque jour davantage des solutions réelles et en travaillant sur les conséquences du désastre, en observant comment nous nous en accommodons, comment nous nous y adaptons. Et en rendant ainsi le problème plus aigu.

C’est que, en cette époque où les intérêts des entreprises progressent grâce à leur appropriation de toutes les ressources que fournit la planète à leur soif de bénéfices (terre, eau, pétrole, minéraux, plantes, gènes, etc.…), le climat aussi est devenu un produit commercial. On a inventé de fausses solutions, des solutions “de marché”.

“Compensations” : celui qui émet beaucoup de gaz à effet de serre, facteurs du changement climatique, paie pour qu’un autre, dans le Sud, n’en rejette pas, et “compense” ainsi ses émissions sans en réduire le volume. Beaucoup d’argent pour certaines entreprises. Même un marché financier du carbone ! Et on repousse ainsi la responsabilité de stopper les émissions. Jusqu’à ce que, en décembre, dernier délai pour que les pays fixassent leurs engagements de réduction des émissions, le processus fut mis à nu, montrant que les puissants ne sont disposés à rien lâcher. Quelques rares pays, responsables historiques de la crise, tentèrent d’imposer une parodie d’accord qu’on nomma “Entente de Copenhague”. Il n’y apparaît aucune obligation, aucune mention de la responsabilité de ceux qui ont contaminé, aucun changement, mais il en ressort les pires perspectives, comme par exemple une augmentation de 4ºC de la température qui signifie une catastrophe.

Cochabamba a été l’alternative. La Bolivie, qui fut un des rares pays à dire NON à cette parodie d’accord, a convoqué la Conférence des Peuples. Et les peuples sont venus pour appeler les choses par leur nom, pour en parler avec des noms différents de ceux des documents officiels. Et c’est ainsi qu’on a parlé de la Mère-Terre et de ses droits, du “Vivre Bien”, de la souveraineté alimentaire entendue comme le droit des peuples à contrôler leurs propres semences, leurs terres, leur eau et la production d’aliments en harmonie avec la Mère-Terre pour avoir accès à des aliments suffisants, variés et nutritifs, de la dette climatique produite par les pays considérés comme développés, de la justice restauratrice – c’est-à-dire, non seulement la compensation économique, mais aussi la restitution de leur intégrité aux personnes et aux communautés de vie sur la Terre –, d’ un tribunal qui aurait à juger des crimes commis contre le climat.

Et les peuples parlèrent de la racine du problème : les CAUSES du changement climatique.

L’Accord des Peuples, résultat d’un richissime travail participatif, intense, pluriel et original de 17 groupes thématiques, dit que la cause du changement climatique est la crise du système capitaliste : “Nous sommes confrontés à la crise terminale du modèle de civilisation patriarcale basé sur la soumission et la destruction des êtres humains et de la nature, qui se sont accélérées avec la révolution industrielle. Le système capitaliste nous a imposé une logique de concurrence, de progrès et de croissance illimitée. Ce régime de production et de consommation cherche le bénéfice sans limites, sépare l’homme de la nature, établit une logique de domination sur celle-ci, transforme tout en marchandise : l’eau, la terre, le génome humain, les cultures ancestrales, la biodiversité, la justice, l’éthique, les droits des peuples, la mort et la vie même”.

Face à cela, la proposition est : “la récupération, la revalorisation et le renforcement des connaissances, des savoirs et des pratiques ancestrales des Peuples Indigènes, fermement établis sur l’expérience et le propos de Vivre Bien, en reconnaissant la Mère-Terre comme un être vivant, avec lequel nous avons une relation indivisible, complémentaire et spirituelle.
Le modèle que nous préconisons n’est pas fait de développement destructif et/ou illimité. Les pays ont besoin de produire des biens et des services pour satisfaire les nécessités fondamentales de leur population, mais en aucun cas ils ne peuvent poursuivre leur chemin vers ce développement dans lequel les pays les plus riches laissent une empreinte écologique 5 fois supérieure à ce que la planète est capable de supporter. Actuellement, on a déjà dépassé de 30 % la capacité de la planète à se régénérer. A ce rythme de surexploitation de notre Mère-Terre, nous aurions besoin de 2 planètes à l’horizon 2030.
Dans un système d’interdépendance dont nous, les êtres humains, sommes un des éléments, il n’est pas possible de reconnaître des droits seulement à la partie humaine du système sans déséquilibrer ce dernier tout entier. Pour garantir les droits de l’homme et rétablir l’harmonie avec la nature, il est nécessaire de reconnaître et d’appliquer effectivement les droits de la Mère-Terre”
.

Ceux qui contaminent doivent assumer leur responsabilité. L’Accord des Peuples exige des pays développés qu’ils réduisent d’au-moins 50% leurs émissions, et qu’ils le fassent réellement, et non pas au moyen de systèmes frauduleux “qui déguisent la non-réduction des gaz à effet de serre”, comme les marchés de carbone ou le récent mécanisme appelé REDD (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts) qui tente d’incorporer les forêts dans le marché du carbone.
En matière de forêts, l’Accord des Peuples est catégorique quand il affirme que “la définition de forêt utilisée lors des négociations de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements  climatiques – qui inclut les plantations – est inacceptable. Les plantations en régime de monoculture ne sont pas des forêts. Par conséquent, nous exigeons une définition aux fins de négociation qui reconnaisse les forêts indigènes et la selve, et la diversité des écosystèmes de la Terre”
.

L’agriculture à but lucratif, une agriculture industrielle faite par et pour les affairistes agricoles, a blessé à mort la Mère-Terre et ses enfants, parce qu’elle ne respecte pas le droit à l’alimentation, et qu’elle est une des principales causes du changement climatique. L’Accord en dénonce et en combat les outils technologiques, commerciaux et politiques : les traités de libre-échange, les droits de propriété intellectuelle sur la vie, les technologies à risques comme les transgéniques, les agrocarburants, la géo-ingénierie, la nanotechnologie et autres similaires qui servent d’instruments de privatisation et “ne font que creuser la crise climatique et augmenter la faim sur la planète”.

 A Cochabamba, furent aussi présentes les contradictions internes d’un processus de changement difficile à mettre en œuvre dans un cadre de capitalisme sauvage. Diverses organisations convoquées par la fédération indigène Conseil National d’Ayllus et Markas del Qullasuyu (CONAMAQ) formèrent de façon indépendante et hors du cadre de la Conférence ce qu’elles appelèrent la « Table nº 18 », pour dénoncer les graves conflits environnementaux provoqués par des projets d’extraction et des mégaprojets d’infrastructure dans le cadre de l’Intégration de l’infrastructure régionale sud-américaine (IIRSA), qui traversent des territoires indigènes et des zones protégées fragiles. Comme résultat de ses débats, la Table a proposé au Gouvernement d’Evo Morales la suspension de toute activité ou de tout projet d’extraction qui affectent les peuples indigènes du pays. Malgré les contradictions, la Bolivie, depuis son orgueil indigène récupéré, a fait un premier pas fondamental pour que les peuples assument leur rôle face à la crise climatique. Ce pas a laissé une trace. À nous de la suivre et de l’approfondir jusqu’à en faire un chemin.
Raquel Nuñez, WRM

 

source : http://www.icrainternational.org/actualites/771/


Ecologie : nouvelles normes européenes pour les biocarburants

Ecrit par: Boito dans Environnement

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Boito

Par Alexandre Primard

Publié le Vendredi 11 Juin 2010 à 18h20

http://www.turbo.fr/actualite-automobile/346196-ecologie-regime-certification-biocarburants/
Bruxelles a décidé hier de durcir les normes en matière de biocarburants. Un durcissement qui place le régime de certification européen comme le plus strict du monde.
Dorénavant les biocarburants consommés dans l'Union Européenne devront être conformes à des normes environnementales plus élevées. Bruxelles a détaillé jeudi une série de conditions pour limiter les conséquences néfastes des cultures servant à la production des biocarburants.
En conséquence les pays de l'UE n'auront plus le droit d'importer des biocarburants produits à partir de matières extraites de forêts tropicales, de zones récemment déboisées, de tourbières drainées, de zones humides ou de terres qui ont une grande valeur en matière de biodiversité.
Les biocarburants devront également permettre des réductions significatives des émissions de gaz à effet de serre. Bruxelles a déjà communiqué des objectifs chiffrés : 35% de réduction dans un premier temps puis 50% en 2017 avant de passer à 60% en 2018.
Des normes qui s'appliquent quelles que soient les origines des biocarburants. Les organismes de certification seront chargés de veiller au respect de ces nouvelles règles qui provoquent déjà des réactions chez les écologistes.
S'ils reconnaissent que cette décision représente une avancée significative en matière de protection de l'environnement, selon eux ce n'est pas assez pour éviter les conséquences néfastes liées à l'affectation des sols.
Les associations estiment que la culture destinée aux biocarburants, lorsqu'elle est mise en place sur des terres précédemment agricoles, peut avoir des conséquences environnementales et sociales qui n'ont pas encore été chiffrées.
Le marché des agrocarburants est amené à croître dans les années à venir même si en 2008 seuls trois pays européens ont dépassé le seuil des 5% de biocarburant dans la consommation nationale : la France, l'Allemagne et l'Autriche. Face à la montée en puissance de cette nouvelle économie verte, l'UE cherche à influer sur les modes de productions des différents pays concernés.
En adoptant un tel régime, Bruxelles espère changer les comportements. Ces mesures ont l'ambition de limiter les spectacles comme ceux qu'on peut voir à Bornéo ou à Sumatra où la culture de l'huile de palme met en péril la survie des orangs-outans.
Des mesures qui sont avant tout préventives et qui ont pour but de garantir la qualité des biocarburants de l'UE. Même si de nombreux points restent à parfaire, notamment la disponibilité des terres et les conséquences véritables d'une telle agriculture, c'est un premier pas encourageant vers une consommation responsable. http://www.turbo.fr/actualite-automobile/346196-ecologie-regime-certification-biocarburants/
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http://www.lesechos.fr/info/energie/020533995059-petrole-le-coup-de-poker-de-julien-balkany-en-ile-de-france.htm

Pétrole : le coup de poker de Julien Balkany en Ile-de-France

[ 12/05/10  ]

On n'a pas seulement des idées en France. On a aussi du pétrole ! » Pour Julien Balkany, le demi-frère du député UMP des Hauts-de-Seine Patrick Balkany, il faut revoir le vieux slogan des années 1970. Toreador, la petite société dont il est le vice-président du conseil, a annoncé hier un partenariat avec le pétrolier américain Hess afin de relancer la prospection pétrolière dans le bassin parisien. Hess pourrait investir jusqu'à 120 millions de dollars, soit 93 millions d'euros, dans l'opération. En échange, Toreador fournira des permis d'exploration sur une surface d'environ 420.000 hectares.

Les pétroliers connaissent déjà bien la géologie du bassin de Paris. Depuis la première découverte de pétrole en 1958, près de 2.000 puits ont été forés dans les plaines de la Marne, de l'Essonne ou de la Seine-et-Marne. Mais aujourd'hui, le bassin parisien produit à peine 10.000 barils par jour et, au total, la production nationale couvre à peine 1 % de la consommation du pays.

Pour augmenter ces volumes, Toreador et Hess ont décidé de changer d'approche. Les deux groupes ne cherchent pas à récupérer le pétrole contenu dans des réservoirs classiques mais plutôt dans les roches qui en sont à l'origine. Pour cela, ils vont utiliser des technologies développées aux Etats-Unis. Hess et Toreador vont forer à l'horizontale sur plusieurs kilomètres tout en fracturant, à l'aide d'eau et de sable, les roches situées à proximité afin de récupérer le pétrole qu'elles recèlent. Selon Toreador, le bassin parisien pourrait contenir environ 65 milliards de barils dans la roche, l'équivalent des réserves prouvées de l'Amérique du Nord ! «  On sait que le pétrole est là. La question est de savoir si on va réussir à le produire», affirme Julien Balkany.

Le bassin parisien connaîtra-t-il demain une envolée de sa production ? Toreador veut y croire. Cogéré par Julien Balkany, le fonds d'investissement Nanes Balkany Partners a pris 5 % du capital en 2008. Il a renouvelé les équipes de direction et le conseil d'administration l'année suivante et a transféré le siège de cette petite société d'une trentaine de personnes de Dallas à Paris. Les actifs du pétrolier en Turquie, en Hongrie et en Roumanie ont été cédés. Pour Toreador, c'est forcément en France qu'il y aura du pétrole.

EMMANUEL GRASLAND, Les Echos

 


Le groupe français Louis Dreyfus en justice au Brésil

Ecrit par: julien.j8s dans Juridique

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julien.j8s

ICRA News

Fin 2008, ICRA et d'autres associations avaient lancé une campagne de soutien aux indiens Guaranis de l'Etat du Mato Grosso do Sul (MS) au Brésil travaillant pour l’industrie agroalimentaire dans des conditions très dures, parfois même à l'état de semi-esclave, et dont les emplois sont désormais menacés par la mécanisation programmé du secteur sucre-éthanol dominé au MG par le groupe français Louis Dreyfus, par le biais de sa filiale LDC Bioenergia. Nous avons appris fin 2009 que la société Dreyfus venait d'être fiscalisé par les autorités brésiliennes sur les conditions sociales des coupeurs de cannes à sucre
Le groupe français Louis Dreyfus Commodities (LDC), propriétaire de nombreuses exploitations de canne à sucre et d’éthanol au Brésil, devra répondre des conditions de travail précaires de sa main-d’œuvre, a indiqué mercredi 25 novembre dernier la police brésilienne.
Une opération spéciale de la police fédérale de Belo Horizonte, la capitale de l’Etat du Minas Gerais (Sud-Est), menée du 9 au 23 novembre en collaboration avec l’inspection du travail pour lutter contre le travail forcé dans les plantations de canne à sucre, a révélé que 286 travailleurs de LCD vivaient dans des conditions proches de l’esclavage, a-t-on précisé de même source. Ils n’avaient ni eau potable, ni toilettes, ni lieux de restauration, ni équipements de protection adéquats, selon la police fédérale. Les ouvriers, qui travaillaient majoritairement dans la récolte, n’avaient pas droit non plus à des pauses et leurs heures supplémentaires n’étaient pas prises en compte.
La police fédérale a ordonné la fermeture de six des dix exploitations inspectées ainsi que d’une usine de sucre et d’éthanol que la multinationale possède à Lagoa de Prata (Minas Gerais), a rapporté le quotidien Folha de Sao Paulo. Louis Dreyfus Commodities, qui administre 340 000 hectares de terre et emploie près de 20 000 personnes dans tout le Brésil, sera poursuivie pour sous-traitance illégale de main-d’œuvre et non-respect du droit du travail, selon la police fédérale.
Le Monde

Pour plus d'informations

source:

http://www.icrainternational.org/actualites/715/


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