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Pour rétablir la vérité : Publicité Sofiprotéol sur le Diester

Ecrit par: mathurin dans Environnement

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mathurin

 

 

Salut

Ah les joies du marketing vert ! Connaissez vous la nouvelle campagne de pub lancée par le groupe Sofiprotéol pour son carburant Diester ?

http://www.toutsurlepouvoirdesfleurs.com/

Sur ce site qui ne doute de rien, les gentils publicitaires  font passer  la grosse industrie pour des rêves de babos !

On croit rêver effectivement.. C'est un peu dans même veine que la pub pour une bagnole avec John Lennon. Finalement ça veut sans doute dire que les babos sont à la mode, tant mieux ! Mais arrêtez de nous prendre pour des abrutis !

Pour mémoire le Diester est un ester méthylique d'huile végétale obtenu  par réaction d'huile et de méthanol, un dérivé du pétrole. L'image vraie c'est pas les hippies tout cools , ça ressemble plutôt à ça ...

 

 

 

et pour le reste , les arguments écolos à base de réduction d'émissions de CO2 ?

Je vous transfère l'analyse à suivre de Patrick Sadones qui dévoile le système et rétablit quelques vérités. Patrick est un ingénieur agro, éleveur de chèvre et proche de la conf. Il a suivi en détail les différents rapports sur les  bilans écolos des agrocarburants. 

Avertissement pour les huileux : vous verrez que même pour l'huile, il n'y a pas que des bonnes nouvelles ... Car dans l'analyse de Patrik Sadones, si on prend en compte le changement d'affectation des sols, l'huile a certes un meilleur bilan que le diester mais moins bon que le gasoil ! 

J'en suis pas encore vraiment convaincu même si je sens bien qu'il y a là aussi une vérité ... Je vous laisse juge , le mieux c'est de lire son doc et d'en discuter :

 

Document de patrick sadones

 
 
 

 

 

 

 


Article dans LA DEPECHE du 5 décembre " LE COMBAT CONTINUE"

Ecrit par: mathurin dans Environnement

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mathurin

Publié le 05/12/2010 03:46 | Stéphane Bersauter

Alain Juste: «Le combat continue»

environnement

Alain Juste, président de l'Institut (à droite), ici en compagnie de Norbert Castan et d'Henri Barbe./Photo DDM, S.B.
Alain Juste, président de l'Institut (à droite), ici en compagnie de Norbert Castan et d'Henri Barbe./Photo DDM, S.B.
Alain Juste, président de l'Institut (à droite), ici en compagnie de Norbert Castan et d'Henri Barbe./Photo DDM, S.B.

Les défenseurs des HVP ce carburant écologique ont remporté une bataille importante cette semaine, avec l'adoption d'un amendement permettant son utilisation.

Président du trop méconnu Institut des huiles végétales pures (IFHVP), Alain Juste arborait hier un large sourire que les températures négatives de la matinée n'arrivaient pas à figer (*). C'est bien connu, le gasoil ne gèle que sous des températures sibériennes comme la détermination de Juste et de son équipe.

Le père fondateur du principe des huiles végétales pures comme biocarburant dans les moteurs ne levait toutefois pas les mains au ciel en signant le V de la victoire. Cette semaine (lire nos précédentes éditions), le Sénat après l'Assemblée nationale a adopté un amendement autorisant les HVP « dans les flottes captives des véhicules de transports en commun. C'est une très belle victoire » mais le combat entamé depuis 17 ans n'est pas terminé.

Réservées aux agriculteurs et aux bennes de collecte des déchets ménagers des collectivités, les HVP comme biocarburant peuvent désormais être ajoutées au gasoil dans les bus scolaires, les transports urbains. La balle est désormais dans le camp des élus et l'Institut est déjà en contact avec Kéolis.

Mais il reste un écueil. Un amendement fâcheux a taxé les HVP à 19.6 % de TVA alors que leurs défenseurs estiment toujours que c'est un produit agricole, et qu'à ce titre une TVA à 5,5 % doit être appliquée. C'est clairement un obstacle à la bonne volonté affichée en Lot-et-Garonne et en France par les collectivités ayant accepté de jouer le jeu, dit encore Alain Juste.

Au plan national, une dizaine de municipalités, de communautés de communes ou d'agglomérations utilisent déjà les HVP ajoutées au carburant fossile. « Nous sommes en contact avec une dizaine d'autres. » L'amendement voté en cette fin d'année va naturellement desserrer le carcan législatif et réglementaire permettant l'utilisation de ce biocarburant « mais toujours à titre expérimental ».

(*) L'IFHVP tenait son assemblée générale hier, à la chambre d'agriculture.


 

 


 

le 8 octobre 2009, l'ADEME avait enfin mise en ligne une première synthèse du très attendu rapport " Analyses de Cycle de Vie appliquées aux biocarburants de première génération consommés en France".

Depuis quelques jours, L'ADEME a finalement retiré cette note de son site web...

La polémique lancée par le Réseau Action Climat et France Environnement fait son chemin sur un rapport pro-agrocarburants à la solde des lobbys industriels !

à voir la discussion animée sur RUE 89

A suivre... en tout cas cette note je l'ai et je la laisse en ligne !! ainsi que quelques réflexions suite avec des échanges que j'ai eu avec Patrick Sadones de la confédération paysanne qui a suivi ce dossier.

 

   

Petit rappel historique

Cette étude est la 2ème du genre en France. La première datait de 2002 et s'appelait "Etude  ADEME-DIREM 2002". Grâce aux gains de CO2 alors annoncés, elle a servi d'alibi à la politique biocarburant française . Ce plan a été initié par Raffarin et favorise les solutions industrielles : Ethanol ( E10, E85 ) et Diester pour des proportions à atteindre de 10% en 2010. Seulement cette étude de 2002 semblait bien douteuse et plusieurs ONGs et écolos avaient dénoncé un rapport bidon.  Au Grenelle de l'environnement, il a donc été décidé de faire une 2ème étude, plus sérieuse celle-là. Et donc on l'attend toujours ! La première synthèse, publiée puis escamotée, donne quand même quelques indications.

Résultats de la synthèse ADEME 2009

Les gains de CO2 sont toujours là mais dans des proportions moindres. Le GROS hic c'est que cette synhtèse commence enfin à parler du changement d'affectation des sols ( p 8, 21 & 22 ) et évoque plusieurs scénarios. Ils restent très prudents sur le sujet et pour cause : dans les plus mauvaix scénarios, TOUS les biocarburants français ont des bilans CO2 moins bon que le pétrole !

Sur l'huile, l'étude relaierai les réserves des constructeurs automobiles français...qui sont décidément bien plus frileux ( ou de mauvaise foi ) que leurs homologues allemands. Pour rappel, chez nos voisins germaniques l'huile carburant est légale depuis 2000 et ils adaptent des moteurs HDI, DCI, TDI en respectant les normes antipollutions. La récupération des huiles usagées pour rouler sans transformations chimiques ( comme les roulemafrites ) ne sera à priori même pas évoquée dans ce nouveau rapport. Reste quand même que l'huile ( sous la dénomination HVP ) obtiendrai encore les meilleur bilans des biocarburants français...

Sinon cette étude à paraitre renoue de nouveau avec le controverse. Les gros producteurs de biocarburants auraient, comme en 2002, tout fait pour maximiser leurs bilans. Patrick Sadones, de la confédération paysanne, a participé à l'histoire et voici ce qu'il en pense .

 

DONC en résumé, on aura ( normalement ! ) bientôt une nouvelle étude quand l'ADEME ce sera enfin décidée...Le jeu de cache-cache sur la première synthèse n'augure en tout cas rien de bon. D'après les premiers éléments qui ont filtré, ça semblerait encore valable pour les biocarburants français. Mais un gros lièvre est levé : l'étude des CAS ( changements d'affectations des sols ) peut faire basculer tous ces beaux bilans dans le négatif total. Tout dépend du bilan carbone qu'on attribue à ces changements. Le débat "quel bilan pour les biocarburants" est encore loin d'être tranché...

Pendant ce temps les usines d'Ethanol et Diester tournent jours et nuits. Monsieur "toutlemonde" continue de rouler avec sans le savoir .... et l'argent coule à flot dans les poches des industriels de l'agro-énergie.

Roulez tranquilles citoyens !


Artcile dans Sud Ouest : Du biocarburant dans les bateaux

Ecrit par: mathurin dans Environnement

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mathurin

Des bateaux à l'huile avec l'IFHVP


()

Les pêcheurs veulent rompre avec l'image du vieux rafiot qui pollue les mers. Le port de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure s'inscrit dans une démarche de développement durable en participant à l'axe 4 du Fonds européen pour la pêche (FEP). Le nouveau projet (1) signé cette semaine au Pays basque ne fait que renforcer cette logique. Deux bateaux de la flottille luzienne vont expérimenter l'utilisation de biocarburant à la place du gazole.

« Il s'agit de promouvoir les huiles végétales pures comme substituts au carburant classique », explique Frédéric Perrin, chargé de projet à l'Institut français des huiles végétales pures (IFHVP). Cette association, basée à Agen, travaille à la valorisation des oléagineux sur des filières courtes, et étend pour la première fois son champ d'intervention à la pêche.

Coopérative.

« Les agriculteurs récoltent la graine et fabriquent leur huile d'abord pour l'autoconsommation et la vente », poursuit Frédéric Perrin. Vingt agriculteurs du département, de Saint-Pée-sur-Nivelle, Léren et Gabat sont ainsi concernés par ce projet, et vont produire des oléagineux sur une soixantaine d'hectares. « On est en train de voir avec les agriculteurs la mise en place d'une structure fixe pour le stockage, qui fonctionnera en coopérative et sera installée au Pays basque », ajoute le chargé de projet.

À Ciboure, la coopérative La Basquaise sera l'opérateur chargé de la distribution de l'huile végétale auprès des marins pêcheurs. « C'est un projet très intéressant, reconnaît Serge Larzabal, président du Comité local des pêches. Il prend en compte la filière de production et de diversification par rapport aux aléas du prix du pétrole. Si l'on peut équiper un maximum de navires avec du biocarburant, cela n'en sera que plus valorisant dans notre souci de pêche durable et responsable. »

Le principe d'expérimentation est acquis. Les bateaux, le « Lapurdi », un bolincheur de 12 mètres, et le « Nahikari », un ligneur de 9,5 m, vont être équipés de nouveaux moteurs d'ici à la fin de l'année, et prendront la mer avec du biocarburant au cours du premier trimestre 2010. Le test va durer deux ans, pour apprécier à la fois son impact sur l'environnement et sa viabilité sur le plan économique.

(1) Itsasoa : itinéraire technique de substitution agricole pour la sauvegarde de l'océan par l'artisanat.

Auteur : pierre sabathié
p.sabathie@sudouest.com

LES HUILEUX ET LE CO2

Ecrit par: mathurin dans Environnement

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mathurin


Là c'est un article d'opinion sur un point précis mais crucial du problème pas si simple de la carburation "verte"... Depuis mes recherches sur ce sujet et mes rencontres avec les huileux , ça fait un moment que je rumine ces quelques idées !

 

Les huileux , la bagnole et le CO2

Un des points qui mérite quelques explications c’est le bilan en terme de CO2 de la carburation d’une bagnole. Et dans le cas qui nous intéresse : la comparaison entre rouler au gasoil et rouler à l’huile. Attention faut suivre, c’est pas toujours simple.

 

Prêt ? C’est parti . Donc le CO2 est un principaux responsables du réchauffement de la planète, on est d’accord ? On en parle de plus en plus et tout le monde est concerné du matin au soir … Il reste bien sûr quelques climatosceptiques, adeptes de la théorie du complot Algorienne, euh pour ceux là vous pouvez descendre ici.

Donc CO2 du matin au soir je disais... Mais savez vous vraiment combien vous cramez de CO2 avec votre jolie voiture ??

C’est marrant car depuis quelques temps, je m’amuse à poser cette question autour de moi. Résultat : un seul gars a bien estimé sa production de CO2 et la très grande majorité sous estiment d’au moins 100 fois la réalité !

Toujours avec moi pour l’explication ? Il y a des chiffres mais je vais y aller tranquillement…

Les vendeurs de voiture sont malins et quand ils parlent des émissions de CO2, ils s’expriment en grammes par kilomètre, ça fait pas beaucoup quelques grammes… Ainsi donc pour mon Espace Renault, j’émets environ 200 grammes de CO2 par kilomètre parcouru. Et en roulant avec la totalité d’un plein ? Qu’en pensez-vous ? En général j’ai des réponses qui oscillent autour de 2 ou 3 kilos…

Et bien, tenez vous bien, sur un plein qui va me permettre de faire grosso modo 1000 km, par la magie de la multiplication, on arrive bien à 200 kilos et c’est énorme ! Pour l’image, c’est comme si je sortais de mon coffre 15 bouteilles de butagaz remplies de CO2…si, si !

Quand je roule au gasoil ( ou à l’essence c’est pareil ), je libère un CO2 fossile que la nature a mis plusieurs millions d’années à stocker sous forme de pétrole. En un instant, en brûlant de l’air et du carburant, ma voiture se comporte comme une véritable usine à CO2 fossile, 200 kilos pour un plein donc.

Ça donne a réfléchir sur notre genre humain visionnaire qui en l’espace de 150 ans va réussir à remettre à l’atmosphère tout le CO2 que la terre a mis si longtemps à capter sous forme de pétrole. Géologiquement , on est entrain de craquer l’allumette. Je sais pas vous mais moi c’est le genre de constat qui m'hallucine. J'ai entendu parler d'un film qui s'appelle "la génération des hommes stupides" ou un truc comme ça... je trouve que ça nous va bien !

Bon et quand je roule à l’huile, c’est mieux ? Ben en fait, il y a polémique mais je suis convaincu que c’est mieux ! En tout cas du point de vue du CO2, il n’y a pas photo ! Bon je précise ici que quand je dis rouler à l'huile, c'est l'huile en circuit court et pas de la palme indonésienne ramenée en France ou ce genre d'horreur...

Toujours là ? alors voici l’explication.

Quand je roule à l’huile, je libère la même quantité de CO2 qu’à l’essence ou au gasoil. Pareil exactement, les mêmes 200 kilos… La grande différence c’est que je libère un CO2 qui vient d’une plante ( colza ou tournesol ) et que l’année d’après le colza repousse et re absorbe alors du CO2 via sa photosynthèse !

D’où l’expression d’énergie renouvelable. Mais là, Attention ! Car j’utilise le même argumentaire que les agrocarburants industriels. Un raccourci simpliste consiste à dire : la plante repousse et re absorbe tout le CO2 que j’ai émis en roulant… C’est faux !!! Pour faire un bilan complet, il faut bien sûr intégrer dans le calcul l’ensemble du processus qui me permet de carburer à l’huile : tracteur, moissonneuse, engrais , pressage, ect .

Et dans le cas des agrocarburants industriels, il faut ici rajouter le bilan de toutes les transformations chimiques. Pour le diester par exemple, il s’agit d’estérifier de l’huile en la faisant réagir avec du méthanol, une vacherie de produit. Ah j’oubliais ! il y aussi l’hexane ( gaz à puissant effet de serre ) qui permet par lessivage de tirer de la graine jusqu’à sa dernière goutte. Dans cette filière c’est le grand capital qui s’exprime à fond, process ultramoderne, usines qui tournent 24/24 et rentabilité maximum. Mais revenons à nos moutons…

Pour finir ce bilan complet de la plante à la roue, il faut également prendre en compte l’énergie dépensée pour le transport du carburant jusqu’au réservoir… Au final la comparaison pétrole / huile est largement en faveur de l’huile. Intuitivement c’est facile à imaginer : Si on pense à la gigantesque machinerie qu’il a fallu pour amener le gasoil jusqu’ aux réservoirs, ça fait une sacré dose d’énergie et de pollutions diverses : de la prospection à l’extraction, au raffinage en passant par le transport, le bilan du gasoil est juste catastrophique.

On parle ici de rendement énergétique. Prêt pour la définition ?

Le rendement énergétique est le rapport entre l’énergie récupérée au final et l’énergie qu’il a fallue dépenser lors de sa production. En gros : Combien il a fallu de litres de pétrole pour qu’un litre de gasoil soit disponible à la pompe ?

Eh bien pour le gasoil c’est 0,913. J’explique : pour que j’ai 0,9 litre de gasoil disponible à la pompe chez Total, il a fallu que le gentil pétrolier en dépense 1 litre en amont. En y venant par hasard, pensez-y la prochaine fois que vous allez décrocher le pistolet…

Evidemment cette énergie nécessaire pour amener le gasoil au réservoir, il faut la rajouter au bilan carbone. Vous vous souvenez, pour mon Espace Renault c’était 200 kilos de CO2 cramés pour un plein. Et bien si je fais maintenant un bilan complet, ça serait plutôt 420 kilos au final ! Waouh…soit 32 bouteilles de butagaz, je sais ça devient hard… Bienvenu dans un monde qui fait n’importe quoi !

Ces histoires de bilans énergétiques, c’est pas simple et ça fait l’objet d’études complexes, souvent sujets à controverses sur les modes de calculs. L’agro business essayant ( comme c’est étonnant ! ) de maximiser ses bénéfices environnementaux.

Alors au final , l’huile et le CO2 ? Ce qui est sûr c’est que comme produit agricole non transformé chimiquement, l’huile présente un bien meilleur bilan CO2 que les agrocarburants industriels (diester , E10) et certainement aussi que le pétrole …

De combien est l’économie réelle de CO2 sur un plein huileux ? Là il faut faire un petit calcul. Le rendement énergétique de l’huile, c’est selon les modes de production ( raffiné ou simple pression ) entre 5 et 10. Je vais être modeste et prendre l’estimation basse d’un rendement à 5. Donc pour être clair : quand je verse dans mon réservoir 5 litres d’huile de colza avec mon joli entonnoir orange, il a fallu 1 litre d’huile pour les produire… ça va au niveau du concept ?

Sur ma voiture, le bilan carbone complet d’un plein, en prenant cette hypothèse, est donc de 240 kilos de CO2 à l’huile contre 420 kilos pour le pétrole. Et ce n’est pas fini. Car il faut maintenant repenser que le CO2 que j’émets à l’huile et en partie re absorbé par la plante l’année suivante…

Si on fait la différence, le coût en CO2 fossile de mon plein à l’huile est donc de 40 kilos contre 420 kilos au gasoil ! Euréka … Avec mon vieil espace de 92, je gagne haut la main devant prius, smart et autres bagnoles modernes soit disant vertes ! 

Bon, un petit bémol quand même après cette belle découverte. En terme de gaz à effet de serre, il n’y a pas que le CO2 dans mon histoire. L’agriculture, via l’utilisation d’engrais, contribue aussi au réchauffement avec le protoxyde d’azote. De plus, je crois qu’il faut bien garder à l’esprit que l’huile ne peut être qu’une toute petite partie de la solution transport. Utilisée dans un circuit court et artisanal, elle est certes le carburant qui présente le meilleur bilan environnemental actuel. Mais si cette filière se développait trop, elle retomberait du côté des agrocarburants industriels. Et avec Diester, Ethanol et Cie, je répète que les dangers humains et écologiques sont très grands !

La seule pratique, à mon sens, qu’on devrait pousser au maximum est bien la récupération des huiles de fritures usagées. Faire les poubelles des restaurateurs pour rouler, là le rendement énergétique est au top : 16 ! Rouler avec les déchets ? à donf !

 

Voili voilou , vous en voulez encore ? Je vous conseille les travaux de l’excellent Patrick Sadones qui a fait sur ces questions un travail remarquable. Faut un peu s’accrocher mais ça vaut le détour.

 

 

Analyse de P.Sadones

Allez faites tout bien ( à vélo )


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