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L'Equateur renonce à exploiter le pétrole du Yasuni

Ecrit par: julien.j8s dans Politique

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julien.j8s
Source : ICRA news
http://www.icrainternational.org/actualites/671
 
 
Sous la jungle, du pétrole. Faut-il l'exploiter pour assurer le développement d'un petit pays comme l'Equateur ? Faut-il le laisser sous terre pour préserver la forêt amazonienne ? La "révolution citoyenne" promise par le président de gauche Rafael Correa se veut verte : Quito vient de confirmer sa décision de ne pas exploiter les 920 millions de barils qui couvent sous le parc Yasuni. Mais le gouvernement équatorien espère une compensation financière de la communauté internationale.
[12 Juillet 2009]
Alors que le réchauffement climatique est devenu une priorité mondiale, nous allons éviter l'émission de 410 millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère, en laissant le pétrole sous terre”, explique Roque Sevilla, président du conseil de direction de l'initiative Yasuni-ITT - du nom des trois champs pétroliers Ishpingo, Tambococha et Tiputini. Une délégation équatorienne est venue en Europe, en Allemagne et en Grande-Bretagne, notamment à la mi-juin, pour présenter le projet.
Servir de modèle

Le protocole de Kyoto s'est fixé pour objectif la réduction des émissions de dioxyde de carbone. L'Equateur veut faire reconnaître la valeur de la “non émission”. L'idée est d'émettre des certificats de garantie Yasuni (CGY) et de les faire accepter sur le marché des certificats de réduction d'émission de carbone (CER). Au tarif du jour, la non exploitation de Yasuni pourrait rapporter plus de 5 milliards de dollars (3,6 milliards d'euros).

Le parc Yasuni est une réserve inégalable de biodiversité : “1 000 espèces d'arbres dans toute l'Amérique du Nord, 1 000 espèces d'arbres par hectare du parc Yasuni”, résume M. Sevilla. Ce parc s'étend sur 950 000 hectares de forêt à la frontière péruvienne. Outre la richesse de sa flore et de sa faune, il abrite deux des derniers peuples isolés de la planète. Les Tagaeri et les Taromenane, déjà menacés par les trafiquants de bois, ne survivraient sans doute pas à l'arrivée des forages et des derricks.

Les compagnies pétrolières jurent, elles, que les techniques propres permettent de réduire au minimum l'impact environnemental de l'extraction du brut.

En 2007, M. Correa avait présenté aux Nations unies une première version de l'initiative Yasuni, en forme “d'ultimatum écologique”. Pour ne pas exploiter son pétrole, l'Equateur exigeait de la communauté internationale une compensation annuelle équivalente à la moitié du manque à gagner estimé pour le pays, soit 350 millions de dollars pendant treize ans. Les Etats ne se sont pas bousculés au portillon pour payer. Seul le Parlement allemand a montré un réel intérêt en votant une motion.

Depuis, l'Equateur a adopté une nouvelle Constitution qui reconnaît des droits à la nature. Le prix du baril s'est effondré. Et Quito a peaufiné sa proposition, grâce aussi à des études de faisabilité financées par les Européens. “L'Equateur renonce une bonne fois pour toutes à exploiter le pétrole de Yasuni”, martèle M. Sevilla. Toute idée de marchandage ou d'ultimatum a disparu. Mais la volonté d'obtenir une compensation demeure.

Il est vrai que les réserves du Yasuni représentent 20 % des réserves certifiées de brut du pays. L'Equateur, qui a réintégré l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), produit 500 000 barils par jour. Le pétrole fournit plus de la moitié de ses exportations et plus du quart des recettes de l'Etat. L'argent obtenu de la vente des CGY sera versé sur un fonds géré sous contrôle international. Il permettra de financer la politique écologique du pays et le développement social de l'Amazonie.

La reforestation d'un million d'hectares en trente ans est inscrite au programme, ainsi qu'une stratégie d'économie et de substitution d'énergie - pour assurer, notamment, la mise en valeur des ressources géothermiques de ce pays andin riche en volcans. Selon le gouvernement, ces programmes devraient permettre d'éviter plus de 1 000 tonnes d'émission de CO2.

En décembre, à Copenhague, l'Equateur espère servir de modèle. “L'initiative Yasuni pourrait servir de projet pilote pour renégocier et perfectionner le protocole de Kyoto”, affirme M. Sevilla, ancien maire de Quito, patron de la plus grande entreprise de tourisme du pays et écologiste. “Quand, en 1989, l'organisation Natura que je dirigeais ici a proposé le premier rachat de dette équatorienne contre nature, pour un montant de 10 millions de dollars, tout le monde nous a traités de dingues. Cela a marché”, rappelle-t-il, enthousiaste.
Marie Delcas
Le Monde


"La proposition du président Correa n'est pas sincère"

Membre du peuple quechua de Sarayaku, en Equateur, Patricia Gualinga est coordinatrice de l'Alliance des peuples amazoniens. Elle évoque le combat des Indiens au Pérou et en Equateur contre l'exploitation pétrolière. Elle ne croit pas à la sincérité de la proposition du président Rafael Correa de renoncer au pétrole du parc Yasuni pour protéger la forêt.

La pression pétrolière est-elle forte en Amazonie ?
Il n'y a plus une seule zone de l'Amazonie péruvienne qui n'ait pas été concédée à des compagnies par le gouvernement. Et le gouvernement péruvien vient d'adopter un décret qui porte atteinte au territoire des peuples. Pour protester, les Indiens ont bloqué les routes, donc l'exportation de pétrole, ce qui a déclenché la répression. En Equateur, dans le nord du pays, il y a beaucoup d'exploitations pétrolières. Au sud, il y a le projet de ne pas exploiter Yasuni, à condition qu'il y ait une compensation des pays consommateurs. Et encore plus au sud, de nombreux territoires ont été concédés à des compagnies. Mais l'exploitation n'a pas vraiment commencé en raison de la résistance, notamment à Sarayaku”.

La proposition de Yasuni n'est-elle pas sincère ?
Non. Cette proposition émane en fait des associations équatoriennes telles que Accion Ecologica, qui ont convaincu le gouvernement de la reprendre. Mais en dehors de ce projet, la politique du président Correa est la même que celle de tous les gouvernements précédents : extraire les ressources du pays et générer une économie basée sur les ressources pétrolières et minières. En fait, Sarayaku perturbe l'image progressiste de Correa.
Contre tous les pronostics, Sarayaku a réussi à résister et à expulser l'exploitation pétrolière. Nous sommes un petit peuple d'un millier d'habitants. Depuis que Sarayaku est devenu un symbole de résistance contre le gouvernement équatorien, contre les entreprises extractrices, contre la police et les militaires
.

Pourquoi refusez-vous l'exploitation pétrolière ?
Parce que nous avons une façon différente de voir notre relation à la terre et à la forêt, et la deuxième raison, c'est qu'on a vu concrètement le désastre écologique et social que provoque ailleurs l'exploitation pétrolière”.
Propos recueillis par Hervé Kempf, le Monde

Certification environnementale des Huiles Végétales Pures

Ecrit par: huileux dans Politique

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huileux

Signature de la charte d’engagement sur la Certification environnementale des Huiles Végétales Pures le jeudi 27 novembre 2008

La conférence du 27 novembre est l’aboutissement d’un travail de plusieurs mois entre agriculteurs, leurs représentants, collectivités locales, associations et acteurs des Huiles Végétales Pures (HVP). Début 2008, Rhônalpénergie-Environnement a en effet constitué un groupe de travail ayant pour objectif de rédiger des spécifications environnementales et sociales pour les HVP. La question est ’importance pour démontrer la capacité de produire en Rhône-Alpes des carburants renouvelables eux-mêmes respectueux de l’environnement lors de leur fabrication, leur transformation et leur transport. 

L’ensemble de ce travail, décliné en une dizaine de points précis visant à protéger les sols et la biodiversité, à réduire les consommations d’eau et les intrants chimiques, tout en tenant compte de la réalité de l’ensemble de la filière dans sa capacité à se substituer aux tourteaux importés, sera présenté à cette occasion. Une charte (et sa déclinaison technique) réunissant l’ensemble des rédacteurs sera signée et mise à disposition de tous ceux désireux de garantir des HVP respectueuses de l’environnement. Rhônalpénergie-Environnement, en charge de l’animation et de la diffusion de ce travail, se tient à la disposition de tous ceux

intéressés par la question.

Renseignements

Laurent COGERINO

Rhônalpénergie-Environnement – 10, rue des Archers –

 http://www.raee.org/envoimassif/EVENEMENT PRESSE.pdf


Subventions.

Dans leur croisade pour promouvoir l'usage local de l'huile de friture, les écologistes dénoncent les aberrations du système français. La France interdit de rouler à l'huile usagée, mais autorise sa transformation en biodiesel. Problème : les fabricants français de biocarburants refusent. Ils préfèrent l'huile vierge issue de productions agricoles dédiées. D'où une situation ubuesque. « Aujourd'hui, ici, quand l'huile usagée est collectée, c'est pour être transportée en Allemagne ! » dénonce Catherine Nieuwenhove, chez Roule ma frite à Marseille. Car les pays voisins, eux, acceptent de la raffiner. Les camions de Neobiol, une PME qui collecte en Ile-de-France puis revend l'huile de friture, doivent donc prendre la route du Portugal et de l'Autriche. Neobiol espère de nouveaux clients, en Suisse et en Espagne.

Même au Royaume-Uni, où l'huile de friture est autorisée et exempte de taxe en deçà de 2.500 litres par an, le biodiesel amène son lot d'aberrations. « Deux fabricants britanniques de biodiesel ont fermé récemment à cause de la concurrence des exportations américaines à prix cassés, car elles sont subventionnées par Bush pour soutenir ses agriculteurs, dénonce John Hallé, dirigeant de Goldenfuels. Des compagnies américaines importent même du biodiesel d'Amérique latine pour le réexporter en Europe ! »

L'association écologique Roule ma frite prône le remplacement du gazole par de l'huile alimentaire usagée, qu'elle vend 65 centimes le litre à ses adhérents. Mais l'Etat reste hostile à ce carburant, qu'il juge bien plus polluant que le gazole.

Rouler à l'huile de friture plutôt qu'au gazole ? Avec l'envol du baril, le phénomène a pris de l'ampleur. A l'antenne marseillaise de l'association écologique Roule ma frite, dont la station de filtrage fournit tous les mois 8.000 litres d'huile alimentaire recyclée à ses adhérents, ces derniers sont passés de 250 à 450 depuis janvier et « les adhésions croissent à un rythme exponentiel», indique Catherine Nieuwenhove, la responsable de la structure locale, qui emploie trois permanents. L'huile collectée dans les restaurants locaux puis filtrée est vendue aux adhérents 65 centimes le litre, et même 40 centimes pour ceux qui ont eux-mêmes effectué une collecte. Elle s'utilise mélangée à du gazole, dans une proportion de 30 % à 50 %, voire pure si le véhicule a subi l'adaptation nécessaire, que Roule ma frite effectue pour 800 euros.

A Marseille comme ailleurs, Roule ma frite ne parvient plus à répondre à la demande. Les problèmes sont avant tout logistiques, la récupération de l'huile s'effectuant auprès des restaurants, donc à petite échelle. Mais le syndicat local de la restauration, qui représente 5.000 établissements, a récemment contacté l'association pour étudier une collecte plus systématique. Ailleurs en France, les choses se structurent aussi, voire prennent un tour institutionnel. A La Rochelle, une station de filtrage de 100.000 litres par an vient d'être mise en place (par Roule ma frite, justement) pour le compte de la communauté d'agglomérations. Celle-ci souhaite faire rouler une flotte de véhicules à l'huile de friture dans le cadre d'un projet européen. Il s'agit de la première initiative publique française en la matière. La Rochelle n'attend plus qu'une autorisation officielle pour faire rouler ses véhicules.

Les Rochelais risquent d'attendre longtemps. Car, contrairement à d'autres pays, la France n'a jamais autorisé l'usage de l'huile recyclée. Seule l'huile brute, c'est-à-dire non usagée - refusée par les écologistes car elle ponctionne la filière agricole -, a été autorisée, et encore : pour les machines agricoles et les collectivités. Les particuliers ne sont pas concernés.
Exception française

Pourtant, une directive européenne du 8 mai 2003 autorise l'huile de friture, entre autres énergies vertes. L'accession de la France à la présidence européenne a suscité, chez les écologistes de l'Hexagone, l'espoir que ce texte soit enfin transposé en droit français, comme cela a été le cas en Allemagne ou au Royaume-Uni, avec, dans ce dernier pays, une tolérance fiscale.

Mais, en France, le ministère du Développement durable n'en démord pas : c'est hors de question. Le ministère s'insurge, au passage, contre les écologistes soupçonnant l'Etat de s'y opposer pour de basses raisons de manque à gagner fiscal (lire ci-dessous). La fiscalité ne serait pas le problème. « Les moteurs ne sont pas adaptés à l'huile de friture, en particulier les plus récents, ceux de moins de cinq ans, qui ont un système d'injection à très haute pression, souligne le spécialiste des carburants alternatifs au ministère. Outre que cela pose des problèmes mécaniques, les études menées par l'Institut français du pétrole et l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) sur l'huile brute ont révélé des émissions nettement plus polluantes qu'avec le gazole ! »

L'huile de friture, encore plus que l'huile brute, ne passerait pas les normes d'émissions actuelles et a fortiori les futures, qui vont être durcies. Les écologistes rejettent en bloc ces arguments, expliquant que les pannes mécaniques comme le niveau d'émissions dépendent du type de moteur Diesel et de son adaptation. Or les études françaises ont été faites sur des moteurs qui n'avaient pas été adaptés. A La Rochelle, on s'étonne. Sur une flotte roulant à l'huile vierge, « l'analyse trimestrielle par un laboratoire de Mont-de-Marsan montre des émissions d'oxyde d'azote et d'hydrocarbures inférieures au gazole, précise Mylène Mazzocco à la communauté d'agglomérations. Il y a certes davantage d'émissions de CO2 et de CO, mais on sait que leur « bilan total » est moindre puisque la plante en a consommé avant ». Aujourd'hui, l'Etat et les écologistes campent sur leurs positions. Mais se rejoignent sur un point : l'huile de friture ne suffit pas à ré- pondre au problème plus général posé par le pétrole. « Le gisement d'huile usagée est très insuffisant, note Catherine Nieuwenhove. La solution n'est pas là, il faut militer pour rouler différemment, notamment en développant des transports en commun propres. »

http://www.lesechos.fr/info/auto/4761932.htm


ÉCO-TERRE - À Saint-Pierre-de-Chandieu, petite bourgade située au sud-ouest de Lyon, les voitures que l'on croise sentent souvent l'huile de friture. Et pour Huile_friturecause, Georges Martinez est installé là. Il y a cinq ans, il a troqué le gazole de son diesel contre de l'huile achetée en grande surface, « substitut moins polluant et moins cher ». Depuis, il fait des émules, au point d'avoir monté sa petite affaire. L'an dernier, il s'est lié avec l'association marseillaise Roule ma frite, spécialisée dans le recyclage d'huile végétale en carburant. Depuis, ils sont cent-vingt adhérents à délaisser les stations-service de la région lyonnaise pour faire le plein dans l'atelier de Georges...

Friture. Sur le trottoir qui longe les locaux de Roule ma frite Lyon, les tâches d'huile témoignent du passage régulier des adhérents. À 0,65€ le litre (et même 0,40€/l si l'adhérent fournit lui-même l'huile à recycler), beaucoup viennent pour faire des économies. Peu importe l'odeur de friture qui s'échappe du pot d'échappement. Le pouvoir calorimétrique de l'huile dépasse celui du gazole. « Avec la même quantité d'huile, vous pouvez parcourir jusqu'à 150 km de plus, sans rien modifier aux capacités de la voiture », précise Georges.

Dans le sous-sol qui lui sert d'atelier, des cuves remplies d'huile usagée, récoltée auprès des restaurants partenaires, sont entreposées. Chaque mois, l'association en recycle 15.000 litres. Après quinze jours de décantation, l'huile est filtrée, puis dépolarisée. George décrypte : « Nous créons un champs magnétique dans le tuyau où circule l'huile pour éclater la molécule et ranger les atomes en ligne droite. En d'autres termes, ce processus rend l'huile plus fluide ». Claire « comme de l'eau de roche », elle peut alors approvisionner les véhicules des adhérents.

Bertrand, 53 ans, fait le plein chez Roule ma frite Lyon depuis un an et demi. Malin, il récupère l'huile friture usagée chez un restaurateur qui d'ordinaire doit payer pour s'en débarrasser. Puis il la fait recycler par l'association. Il se déplace avec un vieux diesel qui n'a pas eu besoin de modifications pour rouler avec ce carburant de substitution. Les adhérents équipés de moteurs récents doivent en revanche faire installer un kit de bicarburation qui réchauffe l'huile et permet au moteur de démarrer. Cela coûte entre 850 et 1000 euros selon les modèles.

Législation. Rouler à l'huile végétale n'est pas sans risques. En France, l'huile recyclée ne figure pas dans la liste des carburants autorisés. L'usage de ces huiles sans traitement préalable est même fermement condamné par les administrations chargées des questions environnementales (Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) et à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). L'usager peut se voir taxer à hauteur de de 70% de sa consommation de carburant sur trois ans, et récolter une amende. Néanmoins, la législation évolue petit à petit. En 2007, la loi de finance a permis l'utilisation de l'huile végétale pour faire fonctionner les machines des agriculteurs et certains moyens de locomotion des employés territoriaux.

« En France, la législation actuelle n'est pas faite pour libéraliser l'utilisation de l'huile végétale en substitut du carburant », explique Yves Mengin, directeur adjoint des services douaniers de Lyon, qui reconnaît toutefois une ambiguïté avec une directive européenne reconnaissant les huiles végétales comme carburant. « Normalement, l'Etat se doit de faire appliquer les règlements communautaires, mais en France, appliquer une directive suppose la création d'une loi », ajoute-t-il. En attendant, les douaniers font de la prévention auprès des automobilistes et des revendeurs. « Il n'y a pas de verbalisation à grande échelle mais cela peut venir », admet-il.

Pour défendre ses adhérents en cas de réprimande, Roule ma frite travaille avec deux avocats. « Cela reste ambiguë pour une seule raison, peste Bertrand. Les solutions alternatives ne nuisent à personne sinon aux grands capitaux du pétrole! ». L'association compte un gendarme et un douanier parmi ses adhérents.


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