le miscanthus, une plante d'avenir ?

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le miscanthus, une plante d'avenir ?

Messagepar utilisateur » Dim Oct 28, 2007 11:59 am

Le miscanthus ou herbe à éléphant, ou roseau de Chine commence à faire beaucoup parler d'elle en France et en Europe.
De plus en plus d'agriculteurs se lancent dans cette culture.
Elle semble tout à fait indiquée pour permettre la fabrication d'éthanol, de chauffage et d'électricité.
Les rendements sont de l'ordre de 20T de matière sèche à l'hectare après la troisième année.
Elle est exempte de quasiment toute attaque d'insectes et ne nécessite donc aucun intrant ni traitement chimique.
Elle se reproduit par rhizomes et n'est donc pas concernée par les OGM.
Elle peut produire de la matière pour le chauffage, matière dont le pouvoir calorifique est largement supérieur au bois (plus de 4000Kcalories)
Les rendements pour la fabrication d'ethanol sont très supérieurs à ceux dela betterave.

Peut-être s'agit-il là d'une nouvelle porte ouverte à une auto-suffisance énergétique ?

Si quelqu'un a une expérience personnelle de cette culture... affaire à suivre
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Messagepar benlamb » Dim Oct 28, 2007 2:34 pm

mouaif...la page de wikipédia laisse un bilan qui est beaucoup plus nuancé que le tiens...

D'abord ce n'est pas une culture oléagineuse, cette plante produit de la biomasse qui peut être utilisé pour faire de l'éthanol, pas de l'huile...or on est en train de se rendre compte que l'éthanol n'est pas une solution écologique...
L'avantage apparent de cette plante, c'est qu'elle produit beaucoup de matière, et elle peut être utilisé pour le chauffage...mais bon, planter des terres agricoles pour chauffer des cimenteries (c'est l'exemple donné dans wiki) c'est pas super. Est ce qu'il n'y a pas des plantes autochtones qui pourrait être aussi efficaces, et qui servirait pas juste à être brulées ? à mon humble avis, cette plante n'est pas une solution...
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miscanthus

Messagepar utilisateur » Dim Oct 28, 2007 2:58 pm

Pour parfaire l'information au sujet du miscanthus :
La société Bical (Angleterre) est particulièrement impliquée dans ce processus depuis plusieurs années.
Il semble que les américains sont parvenus à produire plus de 10000 litres d'ethanol par hectare avec le miscanthus et visent à terme une production de 30000L !
Quant à l'aspect écologique de l'éthanol, à défaut de statistiques prouvées et de précisions indiquant qu'il ne serait pas si écologique, il est nécessaire de se reporter aux caractéristiques écologiques de la plante qui entre parenthèse pousse naturellement aux quatre coins de la planète.


Voici un excellent article tiré du Temps (journal suisse)

Miscanthus giganteus, l'or vert
Date de parution: Mercredi 11 avril 2007
Auteur: Etienne Dubuis


Le lointain parent de la canne à sucre vaut de l'or en raison de son potentiel énergétique.

Un roseau sans grâce particulière, sans originalité susceptible d'attirer le regard, hormis sa taille, imposante, de 3 à 4 mètres. Une plante longtemps peu cultivée, sinon par des chercheurs originaux ou quelques agriculteurs en quête de subventions faciles. Le miscanthus giganteus a jusqu'ici poussé, aux quatre coins du monde, dans le plus grand anonymat. Mais cela ne devrait plus durer. Ce lointain parent de la canne à sucre possède un potentiel extraordinaire en terme d'énergie. Or, par les temps qui courent, cet atout-là vaut de l'or.
Les carburants traditionnels inquiètent de plus en plus. Alors qu'ils représentent la sève de nos sociétés industrielles, ils sont condamnés à plus ou moins long terme à se raréfier et à renchérir, en attendant de disparaître. Le «pic pétrolier», soit la production maximale d'or noir, est prédit autour de 2030 par les experts les plus optimistes, vers 2015 par d'autres, tandis que certains l'estiment déjà dépassé. Et puis, essence et diesel jouent un rôle majeur dans le réchauffement de la planète. Issus de la fossilisation de matière vivante, ils ont pour effet de libérer de grosses quantités de gaz carbonique enfouies depuis des millions d'années dans les profondeurs du sol et, par là, de modifier la composition de l'atmosphère et d'augmenter l'effet de serre. Leur chercher des produits de substitution est devenu urgent.
L'hydrogène? L'électricité? Pourquoi pas? Mais ce sont là des solutions encore difficiles à mettre au point. L'option la plus simple est de développer des carburants d'origine végétale, des biocarburants. Une option connue de longue date puisque certains des plus éminents pionniers de l'automobile comme Nikolaus Otto, l'inventeur du moteur à explosion, l'ont utilisée en leur temps. L'avantage environnemental est évident. Les biocarburants n'émettent jamais que le gaz carbonique absorbé durant la croissance des plantes dont ils sont tirés. Ce qui signifie que leur bilan CO2 est, en théorie tout du moins, de zéro.
Deux types de biocarburants sont actuellement produits à large échelle, au point qu'ils devraient représenter 1% de la consommation mondiale de pétrole en 2010: l'éthanol, destiné aux moteurs à essence, et les esters méthyliques d'huiles végétales (EMHV), destinés aux moteurs diesel. Le premier, de loin le plus répandu, est extrait de plantes sucrières, telles la betterave et la canne à sucre, ou de céréales, comme le blé et le maïs. Les seconds, utilisés surtout en Europe, proviennent d'huiles végétales tirées du colza, du tournesol, du soja ou encore du palmier à huile. Tout va donc pour le mieux? Non. Parce que ces plantes souffrent d'un rendement dramatiquement faible.
Le colza fournit 1100 à 1600 litres d'huile par hectare, indique Christian Hardtke, professeur au Département de biologie moléculaire végétale de l'Université de Lausanne. Or, la surface agricole de la Suisse, si elle était entièrement consacrée à cette culture, ne dégagerait que 397 millions de litres de biocarburant par an, soit 30 fois moins que les besoins du pays en pétrole. Le maïs et la betterave font déjà nettement mieux, puisqu'ils sont susceptibles de donner respectivement 3300 et 6100 litres d'éthanol par hectare. Mais leur productivité n'en reste pas moins largement insuffisante. D'autant que les terres agricoles, à l'échelle mondiale tout du moins, garderont toujours pour rôle principal d'abriter des cultures vivrières et que seule une partie d'entre elles peut être raisonnablement attribuée à la production d'énergie.
Devant cette impasse, une révolution se dessine. Les biocarburants issus du colza, du maïs ou de la betterave, qui exploitent le fruit, donc une partie minime, de la plante, s'apprêtent à céder le pas aux biocarburants dits de deuxième génération, extraits de la matière lignocellulosique du végétal, soit de ses différents tissus, tiges, feuilles, etc., qui constituent l'essentiel de sa biomasse. Le sucre servant à la production de bioéthanol est beaucoup plus difficile à tirer d'une écorce que d'une graine. Mais une fois l'opération menée à bien, quelle différence de rendement!
Il reste à trouver la plante idéale, la plus productive, la moins chère à cultiver. Et c'est là qu'apparaît notre roseau.
Le miscanthus giganteus - appelé aussi «roseau de Chine» - est originaire d'Asie orientale. Arrivé en Europe, au Danemark, dans les années 1930, il a été cultivé dans un premier temps, en toutes petites quantités, comme plante d'ornement. Puis il a trouvé quelques autres emplois, tous modestes, comme litière dans les écuries ou combustibles pour fourneau. Ce n'est que dans les années 80, après deux grands chocs pétroliers, que des chercheurs danois, puis allemands, anglais et néerlandais, se sont mis à étudier sérieusement son potentiel énergétique. Pour découvrir une vraie merveille.
Le «roseau de Chine» pousse très bien et très vite. «Nous obtenons des rendements bien plus élevés qu'avec le maïs, de l'ordre de 30 tonnes de matière sèche par hectare et par an», indique Christian Hardtke. Traduit en bioéthanol, le miscanthus relègue ses rivaux très loin derrière lui. «Aujourd'hui déjà, dans l'Illinois, des producteurs américains sont parvenus à en tirer 14000 litres à l'hectare, assure le biologiste. Et on n'en est encore qu'au début de l'aventure. Lorsque les différentes étapes du processus seront optimalisées, nous devrions arriver à 1000 litres d'éthanol par tonne de matière sèche, donc à quelque 30000 litres à l'hectare.»
Et pour obtenir la matière première, seul un minimum d'efforts est requis. Hybride spontané de deux espèces de miscanthus, le miscanthus sinensis et le miscanthus sacchariflorus, le miscanthus giganteus n'a pas de graines. Pour le faire pousser, on doit planter par conséquent ses rhizomes (tiges souterraines), ce qui suppose un gros travail. Mais, une fois cette tâche accomplie, le roseau de Chine repousse tout seul chaque année pendant environ 20 ans: il ne reste qu'à le couper en fin de saison, en automne ou en hiver selon les goûts. «On s'abstient de récolter la première année, précise Stéphane Cadoux, ingénieur à l'Institut français de recherche agronomique (INRA) à Lille. On le fait en revanche dès la deuxième et le potentiel maximum est atteint à partir de la quatrième.»
Le miscanthus pousse en outre n'importe où. Particulièrement sobre, il n'a besoin ni de bonnes terres, ni de beaucoup d'eau pour prospérer. Des caractéristiques éminemment précieuses puisque l'un des problèmes posés par les biocarburants de première génération est la concurrence qu'ils représentent sur les meilleurs sols pour les cultures vivrières. Là, pas de souci. Un vague talus, un bord de route lui suffit. Et il se nourrit de si peu de chose qu'il n'y a guère de danger à le planter sur une jachère. Avec ou sans lui, la terre se reposera à peu près autant.
Autre qualité: la résistance. «Les miscanthus sont des plantes plutôt sauvages, explique Christian Hardtke. Ils ne sont pas aussi dégénérés que les plantes destinées à l'alimentation, sélectionnées principalement pour donner un maximum de graines et les plus grosses possible. Ils se défendent tout seuls contre la quasi-totalité des agents pathogènes.» Les roseaux de Chine ne se passent pas seulement d'engrais. Ils n'ont besoin ni d'insecticide, ni de fongicide, ni d'herbicide. Rien ne les menace.
Et ils ne menacent personne. Hybrides, les miscanthus sont par voie de conséquence stériles. Ils n'ont aucune chance de proliférer, à l'instar de mauvaises herbes, hors du périmètre précis où ils ont été plantés.
Plante idéale, le miscanthus? Christian Hardtke y croit dur comme fer. «Avec ce genre de végétaux, moins de 5% de la surface des terres émergées suffiraient à produire toute l'énergie en carburant dont l'humanité a besoin.» Il ne reste qu'à perfectionner le processus de production d'éthanol de deuxième génération. Notamment la difficile dégradation par hydrolyse de la cellulose et de l'hémicellulose, puis la fermentation du sucre. Après, ce ne sera plus qu'aux hommes à saisir leur chance.

300 hectares en Suisse
Etienne Dubuis

Pour l'heure, l'essentiel de la production sert de simple litière pour le bétail.

La Suisse abrite des miscanthus giganteus depuis 1990. Importés d'Allemagne vers la région des Trois-Lacs, les premiers plants devaient servir à produire un substitut au plastique, se souvient Ulrich Freudiger, vice-président de la Communauté d'intérêt miscanthus. Mais le processus de fabrication n'était pas au point et les travaux de recherche entrepris pour le perfectionner se sont avérés plus longs et plus coûteux que prévu, au point de décourager leurs promoteurs.
Le «roseau de Chine» pousse aujourd'hui en Suisse sur quelque 300 hectares, dont 70 dans la région des Trois-Lacs et 70 sur les bords du Léman (notamment près de Rolle, à côté de la voie de chemin de fer Genève-Lausanne). L'Office fédéral de l'agriculture ne s'en est guère occupé jusqu'ici mais a assuré un service minimum en le subventionnant à raison de 2000 francs par hectare au nom de la diversification des cultures.
La plante se contente en Suisse d'usages modestes. Sur les 3000 tonnes produites par année, 2000 servent de simple litière aux chevaux, aux vaches et aux cochons, tandis qu'un petit pourcentage est utilisé, mélangé à du ciment, dans la construction et la fabrication de murs antibruit.
Et la production de bioéthanol? «Il est trop tôt pour s'y lancer, soutient Ulrich Freudiger. Il faut attendre qu'elle soit mise au point à 100%. Mais la hausse du prix du pétrole donne de toute façon une nouvelle chance au miscanthus. Les recherches interrompues dans les années 90 ont repris il y a moins d'un mois.»


Les autres plantes miracle
Etienne Dubuis



A chaque partie du monde ses plantes prodige. Si l'Europe possède le miscanthus giganteus, l'Amérique du Nord a une autre géante, le panic raide (switchgrass), et les pays en développement disposent d'un arbuste prometteur, le jatropha. Entre autres.
Le panic raide est l'une des plantes les plus courantes dans la région des grandes plaines, aux Etats-Unis. Haute de 2 mètres, elle est communément utilisée pour nourrir le bétail et protéger les sols de l'érosion. Sa croissance rapide, sa sobriété et sa faculté d'adaptation en font une bonne candidate à la production de biocarburant à côté du miscanthus, également très prisé outre-Atlantique. Le président George Bush en d'ailleurs a parlé en ce sens lors de son message à l'Union en 2006.
Le jatropha prolifère, lui, dans les régions semi-arides. Très résistant, il donne annuellement, et pendant plus de trente ans, deux à trois kilos de fruits dont est tirée une huile facile à transformer en biodiesel. Quatre kilos permettent de produire un bon litre de carburant. L'Institut indien de l'énergie et des ressources, à New Delhi, vient de lancer un programme de 9,4 millions de dollars sur dix ans pour faire passer cette culture encore artisanale au stade intensif. D'ici à mars 2008, les chercheurs espèrent convaincre des milliers d'agriculteurs de participer à un test grandeur nature sur 8000 hectares dans l'Andhra Pradesh.
A lire: «Jatropha curcas, le meilleur des biocarburants - Mode d'emploi, histoire et avenir d'une plante extraordinaire», de Jean-Daniel et Elsa Pellet, Ed. Favre, Lausanne, 2007, 64 pages.
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Messagepar lechar » Dim Oct 28, 2007 5:14 pm

"Quant à l'aspect écologique de l'éthanol, à défaut de statistiques prouvées et de précisions indiquant qu'il ne serait pas si écologique"

la combustion de l'éthanol produit de l'éthanal et du méthanal, ce qui est peu recommandé pour les poumons...
Damned !!
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Messagepar greg » Lun Oct 29, 2007 11:29 am

en france, on approche difficilement les 20 tonnes dans les sites du nord (sols profonds et pluviométrie abondante) et non 30.
que cette plante se développe dans tous les milieux est un fait, dire qu'elle produira autant dans un sol pauvre que dans un sol riche en est un autre.
les essais menés sur la plateforme d'arvalis montrent aussi de grosses attaques de pyrales sur les plantations de l'année.
cette plante a sans doute un bon potentiel mais il faut attendre tous les résultats des essais de comportement avant de s'emballer
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Messagepar utilisateur » Lun Oct 29, 2007 11:43 pm

Le miscanthus peut être attaqué par les pyrales ?
Ma foi, les pyrales attaquent également bien d'autres graminées et céréales (blé - maïs, etc...) et avec beaucoup plus de force encore et d'ailleurs l'avertissement du REGION CENTRE www.srpv-centre.com nous en donne l'information.

Attendre encore des années et ne pas vouloir tenter l'aventure avec le miscanthus ? Voilà une attitude bien française, être en retard d'une génération pour toute chose...
C'est méconnaître cette plante qui existe depuis la nuit des temps au pied du mont Fuji Yama et qui est analysée et observée depuis 1920 au Danemark. Elle est également largement présente en Angleterre et en Allemagne depuis plus de 30 ans ! Il ne me semble pas que les allemands soient vraiment en retard question écologie !
Cette plante ne produit QUE 20t de matière sèche à l'hectare (en moyenne - de 15 à 30 selon les terres). Mais quelle est donc la plante qui fournit encore plus de matière sèche ?
Elle ne demande pas spécialement d'arrosage conséquent et en tout cas beaucoup moins que le maïs.
Le miscanthus est avant tout une plante de biomasse et elle peut également servir à fabriquer de l'éthanol. Ethanol qui entre parenthèses n'est pas plus mauvais que l'huile comme carburant et qui sert par ailleurs à améliorer les performances et la qualité de la combustion de celle-ci comme carburant.
Le miscanthus est un véritable piège à CO2. Il permet également une importante nidification et repère à animaux. Sa capacité calorifique est presque double du bois.
Que demander de plus ?
Il est vrai que les français ne sont jamais contents.
Pour ma part, c'est décidé, faites comme vous voulez mais je vais planter cette année 5000m carrés de miscanthus pour test.
Je vais faire comme les centaines d'agriculteurs qui sont déjà passés à l'acte. On verra bien.
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Messagepar greg » Mar Oct 30, 2007 4:25 pm

j'ai pas dit qu'il ne fallait rien faire ni en planter!
j'ai d'ailleurs convaincu un agri d'essayer ça chez lui et on va en planter 50 ares au printemps.
j'ai simplement voulu nuancer les avantages en disant que cette culture ne sera peut être pas adaptée à tous les terroirs (les secs en particulier). il faut donc faire des essais et plus il y en aura, mieux ce sera
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